céline's profileCélinePhotosBlogLists Tools Help

Pour toi plume

Vue d'Honolulu

De superbes fleurs d'Hawaï

De magnifiques cascades

March, 2006

souvenirs

Des souvenirs ce soir
Me reviennent en mémoire
Je nous revois la première fois que l'on c'est vu
Le lendemain de notre arrivé, on s'est parlé
Et à partir de ce jour on s'est plus quitté
Tu disait souvent qu'on s'était connu bien avant d'être né
Car on s'aimait et on se comprennait même sans parler
Mais la vie a décidé de nous séparer
Gilles mon ami mon frère
Tu m'as laissée seule sur cette terre
 
 
  




Prière à la terre

 

A toi qui nous à tous donné

Des espaces pour nous loger

Des arbres pour nous chauffer

De l'eau pour nous abreuver

Des animaux pour nous restaurer

A nous qui t'avons négligée

Tu as décidée de te venger

Vent, pluie, cyclone, raz-de-marée

Sont là toute l'année

A toi je demande pitié

De t'avoir aussi mal traîtée




Un baiser

 

Un baiser pour consoler

Un baiser pour caliner

Un baiser pour rassurer

Un baiser pour amitié

Un baiser pour saluer

Un baiser pour se quitter

Mais le plus beau de tous

Un baiser pour s'aimer

 

March, 2006

nicolas canteloup

 

 

Je rentre de spectacle et là waou, ce mec est géant. 2h de one-man-show où il ni a aucun temps mort.

Si vous voulez vous marrer, allez le voir, je vous le conseil

 

Blog


    December, 2006

    36 37

    Ca y est le 20è TELETHON démarre ce soir.
     
    Alors tous à votre TELEPHONE et faitent le 3637!!!!!!!!!
     
    Tout le monde compte sur nous alors allons y!!!!!
     
     
    Merci à tous les bénévoles de se donner autant.
     
     
     
    36  37  N'OUBLIEZ  PAS
    November, 2006

    trop génial

    Trop génial internet!!!!!!!! J'ai retrouvé ma petite cousine grace à lui. Ca fesait 20 ans qu'on s'était pas parlé. Je suis trop contente!!!!!!
    September, 2006

    souvenir

    Nous sommes le 11 septembre 2006, 5 ans déjà que la chose c'est passée. Je veux parler du 11 septembre 2001 8H46 am. Ici il était 14H46, quand j'ai vu les images je me demandais ce qui se passait. Je pouvais pas croire l'horreur que je vivais. Voir ces avions foncer sur les tours, c'était hallucinant. Comment des hommes peuvent faire ça je me le demanderais toute ma vie. S'il vous plaît ayez une pensée pour ces 3000 innocents morts pour rien.
     
     N'oubliez jamais ces images
     




    July, 2006

    chansons divers

    Inch'Allah (S. Adamo)

     

    J'ai vu l'orient dans son écrin

    Avec la lune pour bannière

    Et je comptais en un quatrain

    Chanter au monde sa lumière

     

    Mais quand j'ai vu Jérusalem

    Coquelicot sur un rocher

    J'ai entendu un requiem

    Quand sur lui je me suis penché

     

    Ne vois-tu pas humble chapelle

    Toi qui murmures paix sur la terre

    Que les oiseaux cachent de leurs ailes

    Ces lettres de feu danger frontière

     

    Le chemin mène à la fontaine

    Tu voudrais bien remplir ton seau

    Arrête-toi Marie-Madeleine

    Pour eux ton corps ne vaut pas l'eau

     

    Inch'Allah Inch'Allah Inch'Allah Inch'Allah

     

    Et l'olivier pleure son ombre

    Sa tendre épouse son amie

    Qui repose sous les décombres

    Prisonnières en terre ennemie

     

    Sur une épine de barbelés

    Le papillon guette la rose

    Les gens sont si écervelés

    Qu'ils me répudieront si j'ose

     

    Dieu de l'enfer ou Dieu du ciel

    Toi qui te trouves ou bon te semble

    Sur cette terre d'Israël

    Il y a des enfants qui tremblent

     

    Inch'Allah Inch'Allah Inch'Allah Inch'Allah

     

    Les femmes tombent sous l'orage

    Demain le sang sera lave

    La route est faite de courage

    Une femme pour un pavé

     

    Mais oui j'ai vu Jérusalem

    Coquelicot sur un rocher

    J'entends toujours ce requiem

    Lorsque sur lui je suis penché

     

    Requiem pour 6 millions d'âmes

    Qui n'ont pas leur mausolée de marbre

    Et qui malgré le sable infâme

    On fait pousser 6 millions d'arbres

     

    Inch'Allah Inch'Allah Inch'Allah Inch'Allah




    Voilà C'est Fini (J-L. Aubert)

     

    Voilà, c'est fini

    On a tant ressassé les mêmes théories

    On a tellement tiré chacun de nôtre côté

    Que voilà c'est fini

    Trouve un autre rocher petite huître perlée

    Ne laisse pas trop couler de temps sous ton p'tit nez

    Car c'est fini...c'est fini

     

    Voilà, c'est fini

    On va pas s'dire au revoir comme sur le quai d'une gare

    J'te dis seulement bonjours et fais gaffe à l'amour

    Voilà, c'est fini

    Aujourd'hui ou demain c'est l'moment ou jamais

    Peut être après demain je te retrouverai

    Mais c'est fini...hum, c'est fini

     

    J'ai fini par me dire qu'on éviterai le pire

    Qu'il fallait mieux couper plutôt que déchirer... J

    'ai fini par me dire que p't'être on va guérir

    Et que même si c'est non, et que même si c'est con

    Tous les deux nous savons que de toutes façons...

     

    Voilà, c'est fini

    Ne sois jamais amère, reste toujours sincère

    T'as eu c'que t'as voulu, même si t'as pas voulu c'que t'as eu

     

    Voilà, c'est fini

    Nos deux mains se desserrent de s'être trop serrées

    La foule nous emporte chacun de nôtre côté

    C'est fini...hum c'est fini

     

    Voilà, c'est fini

    Je ne vois plus au loin que ta chevelure nuit

    Même si je m'aperçois que c'est encore moi qui te suis

     

    C'est fini...hum, c'est fini

     

    A...dieu




    Un (Seul) Enfant De Toi (P. Barney)
     

    C'était le mois de février

    Ton ventre était bien rond

    C'est vrai qu'on l'attendait

    On voulait l'appeler Jason

     

    Ce matin-là il faisait froid

    J'avais rendez-vous au studio

    Et tout en soufflant sur mes doigts

    J'disais l'petit s'ra un verseau

     

    {Refrain:}

    Avoir un seul enfant de toi

    Ça f'sait longtemps que j'attendais

    Le voir grandir auprès de toi

    C'est le cadeau dont je revais

    Qu'il ait ton sourire ton regard

    Quand tu te lèves le matin

    Avec l'amour et tout l'espoir

    Que j'ai quand tu me tiens la main

     

     Et puis on m'a telephoné

    Et moi bien sur j'ai tout quitté

    Les chœurs, les cuivres et la rythmique

    J'dev'nais papa c'était magique

     

    Puis le taxi m'a deposé

    Devant la porte de la clinique

    Et comme un fou je suis monté

    Garçon ou fille c'était critique

     

    {Refrain}

     

    On m'a tendu un paquet d'langes

    Dans lequel petit homme dormait

    Puis on m'a dit d'une voix étrange

    Que c'était tout ce qui m'restait

     

    Tout le monde était très gentil

    Et moi je ne comprenais pas

    Que dans son cœur y avait la vie

    Et qu'dans le tien il faisait froid

     

    {Refrain}

     

    Ça fait dix ans qu't'as fait le vide

    Ça fait dix ans qu'tu n'es pas là

    C'est le petit homme qui compte mes rides

    Il dit qu'il t'aime à travers moi

     

    Personne depuis n'a pris ta place

    L'enfant est là et j'l'aime pour deux

    Ton image est bien trop vivace

    Et c'est bien celle que j'aime le mieux

    {Refrain}




    Ma Philosophie (A. Bent)

    Je n'ai qu'une philosophie

    Être acceptée comme je suis

    Malgré tout ce qu'on me dit

    Je reste le poing levé

    Pour le meilleur comme le pire

    Je suis métisse mais pas martyre

    J'avance le coeur léger

    Mais toujours le poing levé

     

    Lever la tête, bomber le torse

    Sans cesse redoubler d'efforts

    La vie ne m'en laisse pas le choix

    Je suis l'as qui bat le roi

    Malgré nos peines, nos différences

    Et toutes ces injures incessantes

    Moi je lèverai le poing

    Encore plus haut, encore plus loin

     

    {Refrain:}

    Viser la Lune

    Ça me fait pas peur

    Même à l'usure

    J'y crois encore et en coeur

    Des sacrifices

    S'il le faut j'en ferai

    J'en ai déjà fait

    Mais toujours le poing levé

     

    Je ne suis pas comme toutes ces filles

    Qu'on dévisage, qu'on déshabille

    Moi j'ai des formes et des rondeurs

    Ça sert à réchauffer les coeurs

    Fille d'un quartier populaire

    J'y ai appris à être fière

    Bien plus d'amour que de misère

    Bien plus de coeur que de pierre

     

    Je n'ai qu'une philosophie

    Être acceptée comme je suis

    Avec la force et le sourire

    Le poing levé vers l'avenir

    Lever la tête, bomber le torse

    Sans cesse redoubler d'efforts

    La vie ne m'en laisse pas le choix

    Je suis l'as qui bat le roi

     

    {au Refrain, x3}

    June, 2006

    céline

    D'abord bonjour à tous ceux qui me liront. Alors voilà je m'appelle Céline j'ai 32 ans, je vis dans le nord de la France. Je travaille pas car je suis "crabe" comme disait Scarron (handicapé pour ceux qui non pas compris) mais bon c'est pas la fin du monde. Ne croyait pas que parce que je suis en fauteuil électrique je me morfond. Au contraire je profite de chaque seconde qui passe car je me prends pas la tête avec des broutilles.
    J'ai aussi de la chance car je suis bien entourée. J'ai mes parents, ma soeur, mes 2 frères tous + agés que moi et des vraies amies sur qui je peux compter dans n'importe quelle circonstance.
     

    1998

    1998, ma plus belle année, je dirais même plus Mon Année de Folie. Tout d'abord le Racing Club de Lens Champion de France. C'était génial j'attendais ça depuis 7 ans de les voir 1er. Ensuite la coupe du monde. Alors là Géant!!!!!! J'avais mes billets depuis mai. J'avais pris le match d'ouverture, (Super ambiance!!!!) 2 matchs à Lens où hélas c'est putains de hooligans boch ont foutu la merde. Je ne suis pas raciste mais la vraiment ils ont été trop loin. Ils ont d'abord défilé en faisant le salut nazi et ensuite ont tous cassés, on a dû se sauver de la terrasse du café et à cause d'eux loupé mon resto avec ma soeur (grrrrr!!!!!!!). Et pour finir la finale, moment de folie le 3-0.
    Et en fin 15 jours au Canada. 15 jours où j'ai découvert des endroits super et des gens simples et aimables. C'était Merveilleux!!!!!!!!!!!! Voilà les endroits où je suis allée :

    Chutes du Niagara

    Hôtel de Tadoussac

    1er Chapelle au Québec à Tadoussac

    Rorqual à Tadoussac

    Quebec

    Hotel de ville de Montréal

    June, 2006

    Le dormeur du val

    Le dormeur du val  (A. Rimbaud)

     

    C'est un trou de verdure où chante une rivière,

    Accrochant follement aux herbes des haillons

    D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,

    Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.

     

    Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,

    Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,

    Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,

    Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

     

    Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme

    Sourirait un enfant malade, il fait un somme :

    Nature, berce-le chaudement : il a froid.

     

    Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;

    Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,

    Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.






    Chant d'automne  (C. Baudelaire)

     

    Bientôt nous plongerons dans les froides ténèbres ;

    Adieu, vive clarté de nos étés trop courts !

    J'entends déjà tomber avec des chocs funèbres

    Le bois retentissant sur le pavé des cours.

     

    Tout l'hiver va rentrer dans mon être : colère,

    Haine, frissons, horreur, labeur dur et forcé,

    Et, comme le soleil dans son enfer polaire,

    Mon coeur ne sera plus qu'un bloc rouge et glacé.

     

    J'écoute en frémissant chaque bûche qui tombe ;

    L'échafaud qu'on bâtit n'a pas d'écho plus sourd.

    Mon esprit est pareil à la tour qui succombe

    Sous les coups du bélier infatigable et lourd.

     

    Il me semble, bercé par ce choc monotone,

    Qu'on cloue en grande hâte un cercueil quelque part.

    Pour qui ? - C'était hier l'été ; voici l'automne !

    Ce bruit mystérieux sonne comme un départ






    Harmonie du soir  (C. Baudelaire)

     

    Voici venir les temps où vibrant sur sa tige

    Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;

    Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir ;

    Valse mélancolique et langoureux vertige !

     

    Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;

    Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige ;

    Valse mélancolique et langoureux vertige !

    Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.

     

    Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige,

    Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir !

    Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir ;

    Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige.

     

    Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir,

    Du passé lumineux recueille tout vestige !

    Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige...

    Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir !






    Le coucher du soleil romantique  (C. Baudelaire)

     

    Que le soleil est beau quand tout frais il se lève,

    Comme une explosion nous lançant son bonjour !

     - Bienheureux celui-là qui peut avec amour

    Saluer son coucher plus glorieux qu'un rêve !

    Je me souviens ! J'ai vu tout, fleur, source, sillon,

    Se pâmer sous son oeil comme un coeur qui palpite...

    - Courons vers l'horizon, il est tard, courons vite,

    Pour attraper au moins un oblique rayon !

    Mais je poursuis en vain le Dieu qui se retire ;

    L'irrésistible Nuit établit son empire,

    Noire, humide, funeste et pleine de frissons ;

    Une odeur de tombeau dans les ténèbres nage,

    Et mon pied peureux froisse, au bord du marécage,

    Des crapauds imprévus et de froids limaçons.

    June, 2006

    Sardou

                                       J'y Crois

    Même si ça vous fait sourire un peu,

    Lorsque j'ai peur, je crois en Dieu.

    Quand je s'rai tout nu et tout froid,

    Quel que soit le lieu ou l'endroit,

    Avant de plonger dans la nuit,

    Bien sûr que je croirai en lui.

    Même si ça n'est pas vraiment celui

    Que tous les prophètes ont promis,

    S'il ne ressemblait pas du tout

    A ce jeune homme blond et doux

    Qu'un peuple a cloué sur la croix,

    Au fond ça n'changerait rien pour moi.

    Pour avoir trop aimé le vin,

    Surtout les vins dorés du Rhin,

    Les filles au sang chaud du midi,

    Pour avoir juré et trahi,

    Je suis un très mauvais chrétien.

    J'y crois lorsque j'en ai besoin.

    Quand on n'pourra plus rien pour moi,

    Bien sûr que je croirai en toi.




                                              J'accuse

    J'accuse les hommes, un par un et en groupe.

    J'accuse les hommes de cracher dans leur soupe,

    D'assassiner la poule aux œufs d'argent,

    De ne prévoir que le bout de leur temps.

    J'accuse les hommes de salir les torrents,

    D'empoisonner le sable des enfants,

    De névroser l'âme des pauvres gens,

    De nécroser le fond des océans.

    J'accuse les hommes de violer les étoiles

    Pour faire bander le Cap Canaveral,

    De se repaître de sexe et de sang

    Pour oublier qu'ils sont des impuissants.

    De rassembler les génies du néant,

    De pétroler l'aile des goélands,

    D'atomiser le peu d'air qu'ils respirent,

    De s'enfumer pour moins se voir mourir.

    {J'accuse !}

    J'accuse les hommes de crimes sans pardon

    Au nom d'un homme ou d'une religion.

    J'accuse les hommes de se croire sans limites

    J'accuse les hommes d'être des hypocrites,

    Qui jouent les durs pour enfoncer du beurre

    Et s'agenouillent aussitôt qu'ils ont peur.

    J'accuse les hommes de se croire des surhommes

    Alors qu'ils sont bêtes à croquer la pomme.

    J'accuse les hommes.

    Je veux qu'on les condamne

    Au maximum, qu'on arrache leur âme

    Et qu'on la jette aux rats et aux cochons

    Pour voir comment eux ils s'en serviront.

    J'accuse les hommes, en un mot comme en cent,

    J'accuse les hommes d'être bêtes et méchants,

    Bêtes à marcher au pas des régiments,

    De n'être pas des hommes tout simplement.




                                        Vladimir Ilitch

    Un vent de Sibérie souffle sur la Bohême.

    Les femmes sont en colère aux portes des moulins.

    Des bords de la Volga au delta du Niemen,

    Le temps s'est écoulé il a passé pour rien.

    Puisqu'aucun dieu du ciel ne s'intéresse à nous,

    Lénine, relève-toi, ils sont devenus fous.

    Toi, Vladimir Ilitch, t'as raison, tu rigoles,

    Toi qui as voyagé dans un wagon plombé,

    Quand tu vois le Saint-Père ton cousin de Pologne

    Bénir tous ses fidèles dans son auto blindée.

    Toi, Vladimir Ilitch, est-ce qu'au moins tu frissonnes

    En voyant les tiroirs de la bureaucratie ?

    Remplis de tous ces noms de gens qu'on emprisonne

    Ou qu'on envoie mourir aux confins du pays.

    Toi, Vladimir Ilitch, au soleil d'outre-tombe,

    Combien d'années faut-il pour gagner quatre sous,

    Quand on connaît le prix qu'on met dans une bombe ?

    Lénine, relève-toi, ils sont devenus fous.

    Où sont passés les chemins de l'espoir ?

    Dans quelle nuit au fond de quel brouillard ?

    Rien n'a changé : les damnés de la Terre

    N'ont pas trouvé la sortie de l'enfer.

    Toi qui avais rêvé l'égalité des hommes,

    Tu dois tomber de haut dans ton éternité.

    Devant tous ces vieillards en superbe uniforme

    Et ses maisons du peuple dans des quartiers privés.

    Toi, Vladimir Ilitch, si tu es le prophète,

    Vient nous parler encore en plein cœur de Moscou

    Et répands la nouvelle à travers la planète :

    Amis du genre humain, ils sont devenus fous.




                                        Victoria

    Victoria, 1914.

    L'été commence bien.

    Nous partons en vacances

    A Dinard.

    Je me marie avec Edouard.

    Victoria, 1917.

    La guerre n'en finit pas.

    Michel a deux ans,

    Edouard au Chemin des Dames,

     Et je m'ennuie rue d'Amsterdam.

    Victoria, 1939.

    L'été commence bien.

    Nous partons en vacances

    A Dinard.

    J'irai sur la tombe d'Edouard.

    Victoria, 1943.

    La guerre n'en finit pas.

    Jean-Pierre a deux ans.

    Michel est à Berlin.

    A Paris, on crève de faim.

    Victoria, 1968.

    Le printemps commence bien.

    J'irai en vacances

    A Dinard.

    Je garderai les enfants le soir.

    Victoria, 1978.

    La vie n'en finit pas.

    Déjà 85 ans

    Qui sonnent.

    Je n'intéresse plus personne.

    Victoria, 1980.

    Je vais mourir demain

    Et ils vont m'enterrer

    Entre deux rendez-vous.

    J'ai eu ma tête jusqu'au bout.




                               Une Mélodie Pour Elodie 

    Sur cette musique-là,

    Avec la même intro

    Qui n'en finit pas,

    Toujours dans l'ombre,

    Tu n'aimais pas que l'on se voie,

    Alors dans l'ombre,

    Chacun pour soi.

    Une mélodie pour Elodie,

    Une petite fille de mes amis,

    Qui avait une drôle de maman,

    Avant...

    On s'est aimés comme on s'envole

    Sur une musique et des paroles,

    Deux météores au firmament

    Passant.

    Une mélodie pour Elodie

    Et pour deux années de ma vie

    Qui sont passées comme en rêvant,

    Deux ans.

    Sur cette musique-là,

    Avec un vieux chanteur

    Qui trafiquait sa voix,

    L'un contre l'autre,

    Enlacés pour une autre fois,

    L'un contre l'autre,

    Chacun pour soi.

    Une mélodie pour Elodie,

    Une petite fille de mes amis,

    Qui avait une drôle de maman,

    Avant...

    Une chanson tendre pour qu'elle m'entende,

    Pour qu'elle se souvienne en passant

    D'un vieil hôtel, d'un océan,

    Du vent.

    On s'est aimés comme on s'envole,

    Sur une musique et des paroles.

    On s'est réveillés différents.




                                        Tu Es Pierre

    Cette histoire aurait pu se passer

    Sur les bords du lac de Tibériade,

    Dans les années 30 de l'ère chrétienne.

    C'était au printemps le grand jour de l'ouverture.

    Pierre surveillait son bouchon.

    Pas le moindre espoir de la plus maigre friture,

    Pas plus d'ablette que de goujon.

    Quand il aperçut, aux alentours de midi,

    Un genre de prophète, un Messie,

    Qui lui dit qui lui dit qui lui dit oh :

    Tu es Pierre.

    C'est sur toi que je bâtirai la terre.

    Tu dois sauver tes frères.

    Tu es Pierre.

    Salue ton père et va faire ta valise.

    Sur toi je rebâtirai mon église.

    Moi j'aime mon boulot, ma famille et mes copains.

    Je n'peux pas m'en aller comme ça.

    J'aurais l'air de quoi, de partir sur les chemins

    Pour chanter des alléluia ?

    "Fais ce qu'on te dit", lui répondit le Messie,

    "Et n'oublie pas qu'au Paradis

    C'est écrit c'est écrit c'est écrit oh :

    " Tu es Pierre

    C'est sur toi que je bâtirai la terre

    Tu dois sauver tes frères

    Tu es Pierre

    Salue ton père et va faire ta valise

    Sur toi je rebâtirai mon église

    Tu es Pierre.

    C'est sur toi que je bâtirai la terre.

    Tu dois sauver tes frères.




                              S'enfuir Et Après

    S'enfuir, et après ?

    Revivre à peu près

    Les mêmes choses qu'on fuit ?

    S'en aller ailleurs,

    Passer l'équateur

    Et se croire à l'abri.

    Le monde est sans bout.

    Le centre est partout.

    Notre ombre nous suit.

    S'enfuir et, toujours,

    Les chagrins d'amour

    Durent toute une vie.

    Partir en courant,

    Echapper au temps,

    Découvrir un ciel.

    Aller sans valise,

    Sans idée précise,

    Seul'ment se faire la belle.

    S'enfuir, et alors,

    C'est l'aéroport,

    L'achat d'un billet.

    Aussi loin qu'on va,

    On part avec soi,

    On ne s'oublie jamais.

    Se mettre à l'écart,

    Ne plus rien savoir

    Du monde où l'on est,

    Laisser en arrière

    Les idées amères,

    Les projets qu'on a faits,

    Se cacher si loin

    Que jamais quelqu'un

    Puisse nous retrouver,

    Se perdre vraiment

    Comm' sur l'océan

    Les anciens voiliers.

    Le monde est sans bout.

    Le centre est partout.

    Notre ombre nous suit.

    S' enfuir et, toujours,

    Les chagrins d'amour

    Durent toute une vie.




                                        Rouge

    Rouge

    Comme un soleil couchant

    De Méditerranée,

    Rouge

    Comme le vin de Bordeaux

    Dans ma tête étoilée,

    Rouge

    Comme le sang de Rimbaud

    Coulant sur un cahier,

    Rouge

    Comme la mer qui recouvre

    Le désert de Judée.

    Rouge

    Comme les joues d'un enfant

    Quand il a trop joué,

    Rouge

    Comme la pomme qui te donne

    Le parfum du péché,

    Rouge

    Comme le feu du volcan

    Qui va se réveiller,

    Rouge

    Comme cette étoile au cœur

    De ce dormeur couché.

    Comme un oiseau tué

    Par un chasseur tragique,

    Comme un acteur blessé

    Par les cris du public,

    Comme un violon brisé

    Qui rejoue l'Héroïque,

    Comme la vision glacée

    Du dernier Titanic.

    Rouge

    Comme le feu des Tziganes

    Quand les violons s'affolent,

    Rouge

    Comme un phare de signal

    Quand un avion s'envole,

    Rouge

    Comme les lèvres d'une femme

    Quand l'amour la rend folle,

    Rouge

    Comme le front du menteur

    Qui trahit sur parole.

    Comme un oiseau tué

    Par un chasseur tragique,

    Comme un acteur blessé

    Par les cris du public,

    Comme un violon brisé

    Qui rejoue l'Héroïque,

    Comme la vision glacée

    Du dernier Titanic,

    Comme le silence qui suit

    Les paroles en musique,

    Comme une symphonie

    Quand elle est Pathétique.

    Rouge

    Comme la colère d'un homme

    Quand il voit s'en aller,

    Rouge

    Tout ce qu'il a construit

    Tout ce qu'il a aimé,

    Rouge

    Comme le manteau du Christ

    Que les soldats ont joué,

    Rouge

    Comme la couleur du ciel

    Quand il va s'écrouler.

    Comme un oiseau tué

    Par un chasseur tragique,

    Comme un acteur blessé

    Par les cris du public,

    Comme un violon brisé

    Qui rejoue l'Héroïque,

    Comme la vision glacée

    Du dernier Titanic,

    Comme le silence qui suit

    Les paroles en musique,

    Comme une symphonie

    Quand elle Pathétique.

    June, 2006

    goldman

                               Comme Toi        

     

    Elle avait les yeux clairs et la robe en velours

    À côté de sa mère et la famille autour

    Elle pose un peu distraite au doux soleil de la fin du jour

    La photo n'est pas bonne mais l'on peut y voir

    Le bonheur en personne et la douceur d'un soir

    Elle aimait la musique surtout Schumann et puis Mozart

    Comme toi comme toi comme toi comme toi

    Comme toi comme toi comme toi comme toi

    Comme toi que je regarde tout bas

    Comme toi qui dort en rêvant à quoi

    Comme toi comme toi comme toi comme toi

    Elle allait à l'école au village d'en bas

    Elle apprenait les livres elle apprenait les lois

    Elle chantait les grenouilles et les princesses qui dorment au bois

    Elle aimait sa poupée elle aimait ses amis

    Surtout Ruth et Anna et surtout Jérémie

    Et ils se marieraient un jour peut-être à Varsovie

    Comme toi comme toi comme toi comme toi

    Comme toi comme toi comme toi comme toi

    Comme toi que je regarde tout bas

    Comme toi qui dort en rêvant à quoi

    Comme toi comme toi comme toi comme toi

    Elle s'appelait Sarah elle n'avait pas huit ans

    Sa vie c'était douceur rêves et nuages blancs

    Mais d'autres gens en avaient décidé autrement

    Elle avait tes yeux clairs et elle avait ton âge

    C'était une petite fille sans histoires et très sage

    Mais elle n'est pas née comme toi ici et maintenant

    Comme toi comme toi comme toi comme toi

    Comme toi comme toi comme toi comme toi

    Comme toi que je regarde tout bas

    Comme toi qui dort en rêvant à quoi

    Comme toi comme toi comme toi comme toi



          Confidentiel


    Je voulais simplement te dire

    Que ton visage et ton sourire

    Resteront prés de moi sur mon chemin

    Te dire que c'était pour de vrai  

    Tout ce qu'on s'est dit, tout ce qu'on a fait

    Que c'était pas pour de faux, que c'était bien.

    Faut surtout jamais regretter

    Même si ça fait mal, c'est gagné

    Tous ces moments, tous ces mêmes matins

    Je vais pas te dire que faut pas pleurer

    Y a vraiment pas de quoi s'en priver

    Et tout ce qu'on a pas loupé, le valait bien

    Peut-être que l'on se retrouvera

    Peut-être que peut-être pas

    Mais sache qu'ici bas, je suis là

    Ça restera comme une lumière

    Qui me tiendra chaud dans mes hivers

    Un petit feu de toi qui s'éteint pas.



                                                                           Famille                        

    Et crever le silence

    Quand c'est à toi que je pense

    Je suis loin de tes mains

    Loin de toi, loin des tiens

    Mais tout ça n'a pas d'importance

    J'connais pas ta maison

    Ni ta ville, ni ton nom

    Pauvre, riche, batard

    Blanc, tout noir ou bizarre

    Je reconnais ton regard

    Et tu cherches une image

    Et tu cherches un endroit

    Où je dérive parfois

    Tu es de ma famille

    De mon ordre et de mon rang

    Celle que j'ai choisie

    Celle que je ressens

    Dans cette armée de simple gens

    Tu es de ma famille

    Bien plus que celle du sang

    Des poignées de secondes

    Dans cet étrange monde

    Qu'il te protège s'il entend

    Tu sais pas bien où tu vas

    Ni bien comment, ni pourquoi

    Tu crois pas à grand chose

    Ni tout gris, ni tout rose

    Mais ce que tu crois, c'est à toi

    T'es du parti des perdants

    Consciemment, viscéralement

    Et tu regardes en bas

    Mais tu tomberas pas

    Tant qu'on aura besoin de toi

    Et tu prends les bonheurs

    Comme grains de raisin

    Petits bouts de petits riens

    Tu es de ma famille

    De mon ordre et de mon rang

    Celle que j'ai choisie

    Celle que je ressens

    Dans cette armée de simple gens

    Tu es de ma famille

    Bien plus que celle du sang

    Des poignées de secondes

    Dans cet étrange monde

    Qu'il te protège s'il entend

    Tu es de ma famille {2x}

    Du même rang, du même vent

    Tu es de ma famille {2x}

    Même habitants du même temps

    Tu es de ma famille {2x}

    Croisons nos vies de temps en temps



               Je Marche Seul

     

    Comme un bateau dérive

    Sans but et sans mobile

    Je marche dans la ville

    Tout seul et anonyme

    La ville et ses pièges

    Ce sont mes privilèges

    Je suis riche de ça

    Mais ça ne s'achète pas

    Et j'm'en fous, j'm'en fous de tout

    De ces chaînes qui pendent à nos cous

    J'm'enfuis, j'oublie

    Je m'offre une parenthèse, un sursis

    Je marche seul

    Dans les rues qui se donnent

    Et la nuit me pardonne, je marche seul

    En oubliant les heures,

    Je marche seul

    Sans témoin, sans personne

    Que mes pas qui résonnent, je marche seul

    Acteur et voyeur

    Se rencontrer, séduire

    Quand la nuit fait des siennes

    Promettre sans le dire

    Juste des yeux qui traînent

    Oh, quand la vie s'obstine

    En ces heures assasines

    Je suis riche de ça

    Mais ça ne s'achète pas

    Et j'm'en fous, j'm'en fous de tout

    De ces chaînes qui pendent à nos cous

    J'm'enfuis, j'oublie

    Je m'offre une parenthèse, un sursis

    Je marche seul

    Dans les rues qui se donnent

    Et la nuit ma pardonne, je marche seul

    En oubliant les heures,

    Je marche seul

    Sans témoin, sans personne

    Que mes pas qui résonnent, je marche seul

    Acteur et voyeur

    Je marche seul

    Quand ma vie déraisonne

    Quand l'envie m'abandonne

    Je marche seul Pour me noyer d'ailleur

    Je marche seul...


                              Je Te Donne


    I can give a voice, bred with rythms and soul

    The heart of a Welsh boy who's lost his home

    Put it in harmony , let the words ring

    Carry your thoughts in the song we sing

    Je te donne mes notes , je te donne mes mots

    Quand ta voix les emporte a ton propre tempo

    Une épaule fragile et solide a la fois

    Ce que j'imagine et ce que je crois .

    Je te donne toutes mes differences,

    Tous ces défauts qui sont autant de chance

    On sera jamais des standards

    Des gens bien comme il faut

    Je te donne ce que j'ai

    Ce que je vaux

    I can give you the force of my ancestral pride

    The well to go on when i'm hurt deep inside

    Whatever the feeling, whatever the way

    It helps me to go on from day to day

    Je te donne nos doutes et notre indicible espoir

    Les questions que les routes ont laissées dans l'histoire

    Nos filles sont brunes et l'on parle un peu fort

    Et l'humour et l'amour sont nos trésors

    Je te donne toutes mes differences...

    Je te donne , donne , donne ce que je suis

    I can give you my voice, bred with rythm and soul,

    Je te donne mes notes , je te donne ma voix

    The songs that i love, and the stories i've told

    Ce que j'imagine et ce que je crois

    I can make you feel good even when i'm down

    Les raisons qui me portent et ce stupide espoir

    My force is a platform that you can climb on

    Une épaule fragile et forte a la fois

    Je te donne,

    Je te donne tout ce que je vaux ,

    Ce que je suis, mes dons, mes défauts,

    Mes plus belles chances, mes differences


                                Je Voudrais Vous Revoir


    Cette lettre peut vous surprendre

    Mais sait-on ? peut-être pas

    Quelques braises échappées des cendres

    D'un amour si loin déjà

    Vous en souvenez-vous?

    Nous étions fous de nous

    Nos raisons renoncent, mais pas nos mémoires

    Tendres adolescences, j'y pense et j'y repense

    Tombe mon soir et je voudrais vous revoir

    Nous vivions du temps, de son air Arrogants comme sont les amants

    Nous avions l'orgueil ordinaire

    Du "nous deux c'est différent"

    Tout nous semblait normal, nos vies seraient un bal

    Les jolies danses sont rares, on l'apprend plus tard

    Le temps sur nos visages a soumis tous les orages

    Je voudrais vous revoir et pas par hasard

    Sûr il y aurait des fantômes et des décors à réveiller

    Qui sont vos rois, vos royaumes ? mais je ne veux que savoir

    Même si c'est dérisoire, juste savoir

    Avons-nous bien vécu la même histoire ?

    L'âge est un dernier long voyage

    Un quai de gare et l'on s'en va

    Il ne faut prendre en ses bagages

    Que ce qui vraiment compta

    Et se dire merci

    De ces perles de vie

    Il est certaines Blessures au goût de Victoire

    Et vos gestes, y reboire

    Tes parfums, ton regard

    Ce doux miroir

    Où je voudrais nous revoir




                             Là-Bas

    Là-bas

    Tout est neuf et tout est sauvage

    Libre continent sans grillage

    Ici, nos rêves sont étroits

    C'est pour ça que j'irai là-bas

    Là-bas

    Faut du cœur et faut du courage

    Mais tout est possible à mon âge

    Si tu as la force et la foi

    L'or est à portée de tes doigts

    C'est pour ça que j'irai là-bas

    N'y va pas

    Y a des tempêtes et des naufrages

    Le feu, les diables et les mirages

    Je te sais si fragile parfois

    Reste au creux de moi

    On a tant d'amour à faire

    Tant de bonheur à venir

    Je te veux mari et père

    Et toi, tu rêves de partir

    Ici, tout est joué d'avance

    Et l'on n'y peut rien changer

    Tout dépend de ta naissance

    Et moi je ne suis pas bien né

    Là-bas

    Loin de nos vies, de nos villages

    J'oublierai ta voix, ton visage

    J'ai beau te serrer dans mes bras

    Tu m'échappes déjà, là-bas

    J'aurai ma chance, j'aurai mes droits

    N'y va pas

    Et la fierté qu'ici je n'ai pas

    Là-bas

    Tout ce que tu mérites est à toi

    N'y va pas

    Ici, les autres imposent leur loi

    Là-bas

    Je te perdrai peut-être là-bas

    N'y va pas

    Mais je me perds si je reste là

    Là-bas

    La vie ne m'a pas laissé le choix

    N'y va pas

    Toi et moi, ce sera là-bas ou pas

    Là-bas

    Tout est neuf et tout est sauvage

    N'y va pas

    Libre continent sans grillage

    Là-bas

    Beau comme on n'imagine pas

    N'y va pas

    Ici, même nos rêves sont étroits

    Là-bas

    C'est pour ça que j'irai là-bas

    N'y va pas

    On ne m'a pas laissé le choix

    Là-bas

    Je me perds si je reste là

    N'y va pas

    C'est pour ça que j'irai là-bas




                              Les Murailles

    Géantes ces murailles bâties de pierres et de sang

    Plus hautes que les batailles, défiant le poids des ans

    Aujourd'hui quatre vents feraient s'envoler ses tours

    Et l'on jurait avant que ça durerait toujours

    Corons, terrils au nord, litanie des paysages

    Aux vivants comme aux morts, la mine histoire et langage

    Ce charbon peine et chance, chaque mineur l'a vécu

    Mais un jour ce silence, oh pas un ne l'aurait cru

    Et j'avais fait des merveilles en bâtissant notre amour

    En gardant ton sommeil, en montant des murs autour

    Mais quand on aime on a tort, on est stupide, on est sourd

    Moi j'avais cru si fort que ça durerait toujours

    J'avais cru si fort que ça durerait toujours




                              Pas Toi

    Graver l' écorce jusqu'à saigner

    Clouer les portes, s'emprisonner

    Vivre des songes a trop veiller

    Prier des ombres et tant marcher

    J'ai beau me dire qu'il faut du temps

    J'ai beau l'écrire si noir sur blanc

    Quoique je fasse, ou que je sois

    Rien ne t'efface, je pense a toi

    Et quoi que j'apprenne,je ne sais pas

    Pourquoi je saigne et pas toi

    Passent les jours, vides sillons

    Dans la raison et sans amour

    Passe ma chance, tournent les vents

    Reste l'absence, obstinément

    J'ai beau me dire que c'est comme ça

    Que sans vieillir, on n'oublie pas

    Quoique je fasse, ou que je sois

    Rien ne t'efface, je pense a toi

    Et quoi que j'apprenne,je ne sais pas

    Pourquoi je saigne et pas toi

    Y a pas de haine, y a pas de roi

    Ni dieu ni chaîne, qu'on ne combat

    Mais que faut-il, quelle puissance

    Quelle arme brise l'indifférence

    Oh c'est pas juste, c'est mal écrit

    Comme une injure, plus qu'un mépris

    Et quoi que j'apprenne, je ne sais pas

    Pourquoi je saigne et pas toi



     

                              Appartenir

    Mon doudou, mon chéri

    Mon amour

    Mon amant, mon mari

    Mon toujours

    Des mots si doux

    Mais qui m'effraient parfois

    Je ne t'appartiens pas

    Des mots si chauds

    Mais à la fois si froids

    Je n'appartiens qu'à moi




                              Tout Petit Monde

    C'est un tout petit monde

    Où s'abritent nos saisons

    Petite boule ronde

    Sous les ailes d'un avion

    Et partout des gens qui dansent

    Pour oublier un instant

    La nuit et le silence

    Et les peines du présent

    C'est un tout petit monde

    L'eau le soleil et le sel

    Les naissances et les tombes

    Et l'essentiel et le ciel

    Partout la même prière

    D'une mère qui attend

    Que baisse la fièvre

    Dans les mêmes yeux d'enfants

    C'est un tout petit monde

    Fragile au creux de nos mains

    Balançant ses secondes

    Entre tellement et rien

    Et partout la même histoire

    De pouvoirs à partager

    Et si peu de mémoire

    Du sang des larmes versées

    Et partout déteignent et règnent

    Nouveaux rois sans philosophe

    Le rock, le dollar, les antennes Coca et kalachnikov..

    Coca et kalachnikov..




                             Tournent Les Violons

    Tournent les violons

    Grande fête au château il y a bien longtemps

    Les belles et les beaux, nobliaux, noble sang

    De tout le royaume on est venu dansant

    Tournent les vies oh tournent et s'en vont

    Tournent les violons

    Grande fête aux rameaux et Manon a seize ans

    Servante en ce château comme sa mère avant

    Elle porte les plateaux lourds à ses mains d'enfant

    Tournent les vies oh tournent et s'en vont

    Tournent les violons

    Le bel uniforme, oh le beau lieutenant

    Différent des hommes d'ici blond et grand

    Le sourire éclatant d'un prince charmant

    Tournent les vies oh tournent et s'en vont

    Tournent les violons

    Redoublent la fête et les rires et les danses

    Manon s'émerveille en remplissant les panses

    Le bruit, les lumières, c'est lui qui s'avance

    Tournent les vies oh tournent et s'en vont

    Tournent les violons

    En prenant son verre auprès d'elle il se penche

    Lui glisse à l'oreille en lui frôlant la hanche

    "Tu es bien jolie" dans un divin sourire

    Tournent les vies oh tournent et s'en vont

    Tournent les violons

    Passent les années dures et grises à servir

    Une vie de peine et si peu de plaisir

    Mais ce trouble là brûle en ses souvenirs

    Tournent les vies oh tournent et s'en vont

    Tournent les violons

    Elle y pense encore et encore et toujours

    Les violons, le décor, et ses mots de velours

    Son parfum, ses dents blanches, les moindres détails

    Tournent les vies oh tournent et s'en vont

    Tournent les violons

    En prenant son verre auprès d'elle il se penche

    Lui glisse à l'oreille en lui frôlant la hanche

    Juste quatre mots, le trouble d'une vie

    Juste quatre mots qu'aussitôt il oublie

    Tournent les vies oh tournent et s'en vont

    Tournent les violons

    Elle y pense encore et encore et toujours




                            Ton Autre Chemin

    D'aussi loin que je me souvienne

    Bribes d'enfances, bouts de scène

    Tes yeux, ton visage et ta main dans ma main

    Et nos pas sur le même chemin

    Oh, nous n'étions pas très bavards

    Un peu bizarre, un peu à part

    J'aimais tes silences et tu aimais les miens

    Muets, nous nous entendions bien

    Tu étais un peu différent

    Et moi, je n'étais pas comme eux

    Un peu méprisant pour tous leurs jeux d'enfants

    Nous pleurions les yeux dans les yeux

    J'ai reçu tes premiers poèmes

    Comme on berce de quelques mots

    Nos rires étaient rires et nos peines étaient peines

    Chacun touchant l'autre en écho

    Je t'ai joué mes premières notes

    Tu écoutais les yeux mi-clos

    Simples et malhabiles, un peu fausses, un peu sottes

    Je n'entendais que tes bravos

    En saluant devant le piano

    On a commencé à se perdre de vue à l'adolescence

    Je te trouvais un peu trop austère

    Un peu trop sérieux, un peu trop secret

    Moi, j'avais besoin de musique, de lumière

    Et de futilité Et aussi des autres

    Ton amitié était exigente, entière, exclusive

    Et puis, tu as commencé à être absent

    Souvent, puis, plus longtemps

    Ta mère nous disait que tu partais en vacances

    Elle ne mentait pas quand j'y repense

    En vacances de vie, en vacances d'envie

    Et puis la vérité, celle qu'on suppose

    Celle qu'on cache, celle qu'on chuchote

    Celle qui dérange, celle qu'on élude

    Ton autre chemin {2x}

    Dis-moi les voix, les envies qui te mènent

    Dis-moi les vents, les courants qui t'entraînent

    Les idées fixes et les clous qui te rivent

    En quelles errances, immobiles dérives

    Dis-moi les songes qui frappent à ta porte

    Les illusions, les diables qui t'emportent

    Vers quel ailleurs, mirage sans angoisse

    Sans temps perdu, sans seconde qui passe

    A quoi tu penses quand revient le soir ?

    Tes quatre murs renferment quelques espoirs ?

    Que doit-on lire dans ton sourire idiot ?

    D'autres désirs, sans paroles et sans mots ?

    Montre-moi ton autre chemin {3x}

    Décris-moi ton autre chemin

    Dis-moi tes signes et dis-moi ton langage

    Les horizons des barreaux de ta cage

    Vois-tu le blanc, le bleu-ciel et le rose

    Que vois-tu quand tes paupières se closent ?

    Et puis me voilà, te parlant de ma vie

    De son niveau, ses ennuis, ses envies

    Sa course vaine et mon manque d'amis

    A tes yeux vides, ton absence ahurie

    Montre-moi ton autre chemin {3x}

    Décris-moi ton autre chemin




                              Sache Que Je

    Il y a des ombres dans " je t'aime "

    Pas que de l'amour, pas que ça

    Des traces de temps qui traînent

    Y a du contrat dans ces mots là

    Tu dis l'amour a son langage

    Et moi les mots ne servent à rien

    S'il te faut des phrases en otage

    Comme un sceau sur un parchemin

    Alors sache que je Sache le

    Sache que je

    Il y a mourir dans " je t'aime "

    Il y a je ne vois plus que toi

    Mourir au monde, à ses poèmes

    Ne plus lire que ses rimes à soi

    Un malhonnête stratagème

    Ces trois mots là n'affirment pas

    Il y a une question dans " je t'aime "

    Qui demande " et m'aimes-tu, toi ? "

    Alors sache que je

    Sache le

    Sache que je




                               Reprendre, c'est voler

    Je garderai les disques, et toi l'électrophone

    Les préfaces des livres, je te laisse les fins

    Je prends les annuaires, et toi le téléphone

    On a tout partagé, on partage à la fin

    Je prends le poisson rouge, tu gardes le bocal

    A toi la grande table, à moi les quatre chaises

    Tout doit être bien clair et surtout bien égal

    On partage les choses quand on ne partage plus les rêves

    Tu garderas tes X et moi mes XY

    Tant pis, on saura pas c'que ça aurait donné

    C'est sûrement mieux comme ça, c'est plus sage, plus correct

    On saura jamais c'qu'en pensait l'intéressé(e?)

    Mais l'amour, tu peux tout le garder

    Un soir, je te l'avais donné

    Et reprendre, c'est voler

    Et reprendre, c'est voler




                              Puisque Tu Pars

    Puisque l'ombre gagne

    Puisqu'il n'est pas de montagne

    Au-delà des vents plus haute que les marches de l'oubli

    Puisqu'il faut apprendre

    A défaut de le comprendre

    A rêver nos désirs et vivre des "ainsi-soit-il"

    Et puisque tu penses

    Comme une intime évidence

    Que parfois même tout donner n'est pas forcément suffire

    Puisque c'est ailleurs

    Qu'ira mieux battre ton cœur

    Et puisque nous t'aimons trop pour te retenir

    Puisque tu pars

    Que les vents te mènent où d'autres âmes plus belles

    Sauront t'aimer mieux que nous puisque L'on ne peut t'aimer plus

    Que la vie t'apprenne

    Mais que tu restes le même

    Si tu te trahissais nous t'aurions tout à fait perdu

    Garde cette chance

    Que nous t'envions en silence

    Cette force de penser que le plus beau reste à venir

    Et loin de nos villes

    Comme octobre l'est d'avril

    Sache qu'ici reste de toi comme une empreinte Indélébile

    Sans drame, sans larme

    Pauvres et dérisoires armes

    Parce qu'il est des douleurs qui ne pleurent qu'à l'intérieur

    Puisque ta maison

    Aujourd'hui c'est l'horizon

    Dans ton exil essaie d'apprendre à revenir

    Mais pas trop tard

    Dans ton histoire

    Garde en mémoire

    Notre au revoir

    Puisque tu pars

    Dans ton histoire

    Garde en mémoire

    Notre au revoir

    Puisque tu pars

    J'aurai pu fermer, oublier toutes ces portes

    Tout quitter sur un simple geste mais tu ne l'as pas fait

    J'aurai pu donner tant d'amour et tant de force

    Mais tout ce que je pouvais ça n'était pas encore assez

    Pas assez, pas assez, pas assez

    Dans ton histoire (dans ton histoire)

    Garde en mémoire (garde en mémoire)

    Notre au revoir (notre au revoir)

    Puisque tu pars (puisque tu pars)...

    April, 2006

    Joyeuses Pâques

     

     

     



     

     

     

     



     

     

     




     

     

     

    March, 2006

    indien

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